la
ville morte après l’oubli
quel exil ravalant les quartiers d’abîme
et ces rues ces visages débaptisés de temps
la rancœur des pierres
la dédicace des lierres
un instant toujours les mains savent
mains sépulcres des phrases
« Qu’il évoque les pentes de la Croix-Rousse ou le centre de rétention administrative de l’aéroport Saint-Exupéry, le jeune poète cisèle une forme fragmentaire
très libre, travaillée jusqu’à l’os, et remarquablement "impliquée".»
« Stéphane Juranics mérite qu'on s'arrête sur ses mots de lune et d'étoiles, d'exil et d'abîme, d'espérance et d'effroi. Qu'on médite, "Dans l'écrit du monde", sur ces fragments d'existence
tout juste perceptibles à travers "le filigrane de nos souffles".»
Didier Pobel, Le Dauphiné libéré, 18 mai 2009.2009.
« Laissant lyrisme et symbolisme à d'autres, l'auteur préfère s'immerger dans notre réalité pour dépeindre les couleurs d'un
monde qu'il est souvent peu aisé de concevoir avec le verbe. »
« Voici des textes frappants par la sincérité vraie (et non pas la confession), et aussi par la
violence. Tels les mots sur Budapest en 56 inspirés à ce jeune poète qui, d'origine hongroise, ne limite pas la subjectivité au nombrilisme. On a aujourd'hui besoin de cela, hors modes et hors
marchés. »